Un siècle au pays

" faits divers "

Tous les extraits des faits divers sont tirés des archives de la Chronique Républicaine

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1949 : grave incendie

Un dimanche d'août 1949, un incendie cause d'énormes dégâts au château des Renardières à Landéan, appartenant à Mme Hennessy, domiciliée près de Cognac.

" Une partie des locaux avait été occupée jusqu'à vendredi par une colonie de vacances venue de Draveil en Seine-et-Olse (aujourd’hui les Yvelines). Quatre jeunes colons, deux dirigeants et une cuisinière, étaient restés et achevaient de déjeuner au moment où commença le sinistre. Les époux Bourel, gardiens du château, donnèrent l'alarme, le feu tenait déjà une partie du grenier. Il s'étendit rapidement à tout l’ensemble. Les premiers sauveteurs accourus de tous les environs s’efforcèrent de retirer des locaux la plus grande partie du matériel de la colonie et du mobilier de Mme Hennessy. La lutte contre le feu fut assurée par les pompiers de Fougères sous les ordres du lieutenant Boivent, secondés par les pompiers de Louvigné et de la Bazouge-du-Désert. Le sinistre se trouva enfin maîtrisé après deux heures et demie d'efforts. Les dommages aux bâtiments sont estimés à plusieurs millions de francs. Il est possible que l'incendie ait été provoqué par un court-circuit.

 

 

Depuis l'incendie de 1949, le chateau des Renardières à Landéan est resté dans le même état

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1962 : double meurtre

Le 8 novembre 1962 à Fougères, Alexis et Anne-Marie Bertel, 52 ans, commerçants en beurre et œufs, avenue de la Verrerie, sont assassinés.

"M. Catrevaux, chauffeur à la laiterie Nazart, partait ce jeudi vers 5h45. 200 mètres après le croisement de l'avenue de la Verrerie et de la route de Gorron, un corps inerte est allongé au milieu de la chaussée. Un homme exsangue gît dans une mare de sang. Moins de 100 mètres plus loin sa camionnette est stoppée sur le côté droit en direction de Laignelet. Le témoin avertit l'hôpital et la police. Tout le personnel de la Sûreté est bientôt arrivé : le commissaire de police, M. Reconneille, les inspecteurs, le brigadier-chef Aubry et des agents. M. Le Goarant, officier de police, examine le corps la veste porte une déchirure dans le dos et le sang a coulé d'une plaie derrière l'oreille."

" Il appartient alors à l'inspecteur Tropée d'avertir l'épouse de M. Bertel à leur domicile, 39 avenue de la Verrerie. Personne ne l'accueille. Une lampe est allumée. Mme Bertel ne pleurera pas son mari. Elle est allongée sur le sol, morte, lardée de coups de poignard., dans le dos et également derrière l’oreille. Aucun doute n’est possible : l’assassin a frappé le mari et la femme à quelques minutes d’intervalle."

" L’enquête devait prouver qu’une fourgonnette 2 CV Citroën avait été remarquée vers 5 H 15 sur le lieu du crime de M.Bertel. L’assassin est reparti vers Fougères . Il se serait alors arrêté un peu plus loin que le domicile des victimes, en face de la sortie de la SAFMAT. Ce fait semblerait confirmé par les indications d’un chauffeur de cette entreprise. Celui-ci, voulant à ce meme moment sortir un car, fut gêné dans sa manœuvre par la 2 CV. Au même moment, un autre témoin, habitant à l’entrée de l’impasse du n°39 avenue de la Verrerie, vit un homme entrer tres rapidement dans l’impasse et se rendre directement à la maison des Bertel. Mais il n’y preta pas d’intention spéciale et s ‘en alla "

Vengeance, drame des affaires ? Ce double meurtre n’a jamais été élucidé.

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1970 : Feu d'artifice des Angevines : 21 blessés

 

Au cours du feu d'artifice des Angevines en septembre 1970, l'explosion de fusées blesse 21 personnes dans le public.

" On a évalué entre 4 000 et 5 000 le nombre de personnes venues lundi soir place de la Douve et aux alentours pour assister au feu d'artifice. On s'acheminait vers le bouquet final. Soudain, il y eut une formidable explosion qui ébranla les immeubles des alentours tandis que des fusées se perdaient dans tous les sens en direction du public. Deux d'entre elles allèrent mourir jusque dans les vitrines des magasins Lambert et de la Maison Fleury agent d'affaires. A la joie, succéda la stupeur. Il y eut de nombreuses personnes atteintes, grandes et petites. Des vitrines volèrent en éclat.

" Que s'est-il passé? 42 bombes en batterie et 16 chandelles romaines qui allaient créer l'apothéose de la soirée avaient explosé latéralement pour des raisons encore inconnues. La mise à feu était assurée par un maître-artificier, M. Penfel, secondé par son fils et un commerçant fougerais, M. Georges Rolland, ,qui fut brûlé au bras. Les secours s’organisèrent. Des automobilistes prirent leur voiture pour conduire les blessés à l'hôpital. Il y en eut 21 et parmi ceux-ci 9 restèrent hospitalisés. Mercredi trois seulement restaient à l'Hôtel-Dieu. Il s'agissait de la petite Evelyne Lecordier, 9 ans, du petit Bruno Aujoulat, il ans, tous les deux assez sérieusement brûlés au visage, et de Denis Sadou, 18 ans, blessé a une jambe. Le Toro de Fuego prévu place des Urbanistes après le feu d'artifice a été annulé.

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1978 : attentat à l'explosif

 

Dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 mars 1978, vers minuit trente, la Société Générale, boulevard Jean Jaurés à Fougères est la cible d'un attentat à l'explosif. Pas de victime mais beaucoup de dégâts.

" Une violente déflagration est accompagnée dans le centre de la ville et certains secteurs d'une brève secousse à l'intérieur des immeubles et des maisons. Une explosion, ressentie jusqu'à Lécousse, Romagné et Beaucè, venait de déclencher les systèmes d'alarme de la Poste centrale reliée au commissariat de police. Immédiatement, les gardiens se rendaient bd Jean Jaurés, aussitôt rejoints par le commissaire J.Boisseau, l'inspecteur principal J.Lanzéré et les sapeurs-pompiers sous les ordres du capitaine Manfredi. En réalité, il s'agissait d'un attentat à l'explosif dirigé non pas contre les PTT mais contre la Société Générale. Un engin avait été déposé dans un des bacs à fleurs placés à hauteur d'homme le long de la façade de l'établissement bancaire, côté avenue de Gaulle.

"Le rez-de-chaussée de la banque est entièrement ravagé. Les rues sont jonchées de morceaux de verre, de granit et de débris. Les vitres de la Poste, des immeubles ainsi que des vitrines des magasins à plus de 100 mètres sont brisées. Le quartier est aussitôt bouclé par la police qui procéde à la visite des autres banques de la ville. Les dégâts matériels sont donc considérables et plus de 50 magasins ou appartements ont été touchés par les effets de cette explosion.

Les enquêteurs ont pu établir que le ou les auteurs de cet attentat avaient utilisé 6 à 7 kilos de cheddite ou de mélinite. Un attentat minutieusement préparé pense-t-on comme ceux perpétrés dans la même nuit à Rennes, a la Direction départementale de l'Equipement et à l'agence BNP du Colombier. Dans la journée de lundi on apprenait que les trois attentats étaient revendiqués par les commandos de l'armée révolutionnaire bretonne du FLB (Front de Libération de la Bretagne).

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1987 : tempête d'octobre

 

Dans la nuit du jeudi 15 au vendredi 16 octobre 1987, la tempête qui a soufflé sur la Bretagne a causé d'importants dégâts ans le pays de Fougères.

"Dans la région de Fougères, on ne compte plus les arbres couchés et les toitures envolées. Mais c'est la commune de Bazouges-la-Pérouse qui a été la plus touchée. Le vent a emporté 200 toitures et détruit partiellement ou en totalité une quinzaine de bâtiments agricoles. La forêt de Villecartier est dévastée. Des milliers de hêtres sont par terre.

"Je n 'ai jamais vu cela ", explique le lieutenant Gillaux qui commande les pompiers. " J'ai conseillé aux gens de sortir avec une casserole sur la tête en guide de casque de protection ".

La tempête à Fougères n’a pas eu d'aussi graves conséquences. Mais les dégâts les plus Spectaculaires ont été constatés en forêt du côté du Gué aux Merles et de la route de Parigné qui a été coupée pendant toute la journée de vendredi.

Les hêtres ont été déracinés par centaines. Le terrain, détrempé par les pluies, n'a pas offert de résistance. l'agriculture est le secteur le plus touche de l'activité économique. L’ensilage est, compromis. 5 à 600 abonnés ont été privés de téléphone et 10.000 clients EDF coupés.

 

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En Bref :

 

Le 7 novembre 1999, le feu ravage entierement l'immeuble Eurodif à Fougères, c'est certainement le plus gros incendie qu'ait connue Fougères en dehors des bombardements de 1944

 

Dans la nuit du 25 au 26 Décembre 1999, la tempête cause d'énormes dégats sur l'ensemble du pays de Fougères, touchant des milliers d'arbres en forêts

A Fougères, le vent à emporté l'ensemble de la toiture d'une tour HLM aux Cotterêts
Des vents de 155 km/h, ont entrainé la chute de plus de 2 000 000 arbres, privé d'electricité 20 000 abonnés sur Vitré - Fougères, détruit ou endommagé des dizaines de maisons et de bâtiments agricoles.

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